Les inconvénients de la terrasse en composite à connaître

Terrasse en composite gris clair avec mobilier de jardin sous lumière d'après-midi

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Points clés à retenir

  • Le composite marque et se raye plus facilement que le bois massif
  • Les teintes foncées chauffent fortement en plein soleil
  • Un joint de dilatation mal calculé provoque un gondolement des lames
  • Le prix au m² dépasse souvent celui du bois exotique classique
  • Un entretien annuel reste nécessaire malgré la réputation sans entretien

La sensibilité aux rayures et à l’usure au quotidien

Sur une terrasse en composite, la surface accuse le coup plus vite qu’on ne le pense. Un pied de table traîné, une glissière de transat mal soulevée, et la lame marque. Concrètement, sur le terrain, je constate ça surtout chez les locataires qui déplacent leur mobilier sans faire attention.

Le composite reste un matériau composé de fibres de bois et de résine plastique. Il n’a pas la dureté d’une essence comme l’ipé, et une rayure profonde ne se ponce pas comme sur du bois massif. C’est le genre de détail qui coûte cher si on le zappe avant l’achat.

Le cas du mobilier lourd

Pour un bien locatif, je conseille systématiquement des patins en feutre sous les pieds de chaises et de tables. Ça évite bien des mauvaises surprises au moment de l’état des lieux de sortie, et ça coûte trois fois rien.

Composite : 5 inconvénients clés : Sensibilité aux rayures, Chaleur en plein soleil, Dilatation thermique, Prix au m², Entretien annuel

La rétention de chaleur en plein été

C’est sans doute l’inconvénient le plus remonté par les locataires eux-mêmes. Une terrasse composite exposée plein sud peut devenir brûlante sous les pieds nus, bien plus qu’une terrasse en bois naturel à teinte claire.

Les coloris foncés, très demandés pour leur look moderne, aggravent le phénomène. Sur un chantier à Melun, j’avais dû faire refaire le choix de teinte à un propriétaire qui voulait du gris anthracite plein sud : la lame chauffait à plus de 60 degrés en après-midi.

Comment limiter l’effet four

Pas besoin de se ruiner pour bien faire : privilégier un coloris clair ou beige réduit nettement l’absorption thermique. Une pergola ou une voile d’ombrage complète utilement, surtout pour un logement destiné à une famille avec enfants.

La dilatation thermique et les joints de pose

Le composite se dilate et se rétracte avec les écarts de température, plus qu’on ne l’imagine pour un matériau qu’on croit stable. Une pose sans joint de dilatation suffisant entraîne un gondolement des lames au bout de quelques étés.

Je le dis à chaque chantier : l’espacement entre lames n’est pas cosmétique, il est structurel. Sans cet écart calculé selon les préconisations du fabricant, le matériau travaille et pousse contre les lisses de rive.

Pour visualiser les différences de pose entre bois et composite, cette vidéo du Goffic Menuiserie détaille les critères de choix selon le budget et l’usage.

Le risque sur une pose mal réalisée

Une lame mal fixée ou trop serrée peut aussi se soulever sous un vent fort, en particulier sur les gammes alvéolaires plus légères que les gammes pleines. Sur les maisons en périphérie exposées au vent, je recommande toujours une fixation renforcée en about de lame.

Le coût d’achat, souvent sous-estimé

Le prix terrasse composite au m² tourne généralement entre 60 et 150 euros pose comprise, contre 40 à 100 euros pour un bois exotique comme l’exotique classique ou le pin autoclave. Sur une terrasse de 20 m², l’écart peut représenter plusieurs centaines d’euros.

MatériauPrix moyen au m² (fourni-posé)Durée de vie estimée
Composite standard60-100 €15-25 ans
Composite haut de gamme coextrudé100-150 €25-30 ans
Bois exotique (ipé, cumaru)70-130 €20-30 ans avec entretien
Pin autoclave40-70 €10-15 ans avec entretien

Perso, je fais toujours le calcul en rentabilité locative avant de trancher. Sur un bien qu’on garde dix ans, le composite s’amortit souvent mieux malgré le prix d’entrée plus élevé, car il demande moins d’interventions.

La question du recyclage et de l’impact écologique

Le composite mélange fibres de bois et résine plastique, ce qui rend son recyclage complexe en fin de vie. Même quand le fabricant annonce une part de matière recyclée en amont, la filière de traitement des lames usagées reste peu développée en France.

Contrairement au bois massif, qui peut être broyé ou brûlé en fin de vie, une lame composite finit le plus souvent en centre d’enfouissement ou en incinération avec valorisation énergétique. On n’est pas obligé de tout casser pour bien rénover, mais ce point mérite d’être connu avant l’achat, surtout pour un propriétaire sensible à ces questions.

La décoloration sous exposition UV

Les composites de première génération, dits non coextrudés, présentent un risque réel de décoloration après plusieurs années au soleil. La couleur d’origine s’estompe, parfois de façon inégale selon les zones d’ombre et de plein soleil.

Les gammes coextrudées récentes, avec une couche de protection UV en surface, limitent nettement ce défaut. C’est un point à vérifier précisément dans la fiche technique avant d’acheter, tous les composites ne se valent pas sur ce critère.

Un entretien qui reste nécessaire malgré tout

Contrairement à une idée reçue, le composite n’est pas totalement sans entretien. Un nettoyage annuel à l’eau et au savon noir reste indispensable pour éviter le développement de mousses et de traces de moisissure, surtout en zone ombragée ou humide.

Les taches de graisse issues d’un barbecue s’incrustent aussi facilement dans la texture alvéolée de certaines gammes. Ça évite bien des mauvaises surprises de traiter la tache dès qu’elle apparaît, plutôt que d’attendre le nettoyage de printemps.

Les limites esthétiques du matériau

Sur les gammes d’entrée de gamme, l’aspect peut trahir sa nature plastique au premier coup d’œil, avec un veinage répétitif et peu naturel. Le choix de coloris reste aussi plus limité que sur le bois naturel, où chaque essence apporte sa teinte propre.

Les gammes haut de gamme imitent aujourd’hui très bien le bois, avec un veinage aléatoire et un toucher plus proche du naturel. Mais l’écart de prix avec l’entrée de gamme se ressent directement sur le rendu final.

Questions fréquentes

Quelle est la durée de vie d’une terrasse composite ?

Une terrasse composite bien posée dure généralement entre 15 et 30 ans selon la gamme choisie, les modèles coextrudés haut de gamme tenant nettement mieux dans le temps que les premiers prix.

Le composite est-il plus cher que le bois naturel ?

À l’achat, oui, souvent de 20 à 50 % plus cher qu’un bois exotique classique. Mais l’écart se resserre sur la durée grâce à un entretien moins fréquent et moins coûteux.

Comment entretenir une terrasse composite ?

Un nettoyage à l’eau et au savon noir une à deux fois par an suffit dans la majorité des cas, en insistant sur les zones ombragées où la mousse s’installe plus facilement.

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